Questions de Gauche

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vendredi 7 octobre 2011

De retour...

En ce début d'octobre, je me rends compte que j'ai été particulièrement absent pendant une année entière, pour des raisons personnelles, notamment l'incendie de ma maison le 25 août 2010... Mais ce n'était pas la seule raison, j'ai aussi eu une réorientation professionnelle qui m'a pris beaucoup de temps.

Pendant la dernière campagne des cantonales, je n'ai pas repris ce blog, et pourtant j'étais candidat. Cela ne m'a pas empêché de faire campagne, bien sûr. Une campagne très collective, qui m'a demandé d'être particulièrement concentré sur ce que nous faisions ensemble, Parti de Gauche et Parti Communiste, ainsi que de nombreuses personnes non "encartées" sur le canton de Torcy. J'ai un très bon souvenir de ces moments, et de ce que nous avons accompli avec Marie-Luce Nemo. Nous avons réussi à constituer un vrai binôme à égalité. Nous avons ensemble rétabli la tradition du débat républicain avec nos adversaires politiques, les candidats de l'UMP, qui ont été assez gonflés pour relever le défi qui nous leur avions lancé.

Nous avions fait une première conférence de presse annonçant le débat. Cette conférence de presse a aussi inspiré cet article. Puis une deuxième à Bussy Saint Georges, rendue nécessaire par la publication de nos préconisations pour Bussy dont la situation financière est toujours catastrophique. Le débat adonné lieu à un certain nombre d'articles dont celui-ci.

Voici les différents tracts que nous avons édité à l'occasion. Bref, énormément de travail, un travail d'équipe qui a été remarqué par tous.

Le travail paye, nous allons continuer, car l'enjeu est extrêmement important pour tous les précaires de France, et pour chacun d'entre nous. Nous devons convaincre que battre la droite à la prochaine présidentielle ne suffira pas pour que la pression sur les salariés et les précaires s'arrête. Il faut s'assurer qu'une autre politique soit vraiment mise en place, une politique d'affrontement avec les logiques financières et marchandes. Pour nombre d'entre les français, c'est un saut dans l'inconnu que de se dire que l'on veut changer de système économique. Rappelons tout simplement que pour chacun, ce sont les aspects concrets de la vie qui vont nous montrer le chemin. Je développerai cela dans un prochain billet.

samedi 27 octobre 2007

Sur quel terrain se battre ?

L'image d'Hercule combattant Antée est bien pratique pour évoquer ce qui arrive lorsque l'on combat politiquement quelqu'un sur son terrain.

La Nouvelle Droite ne théorisait-elle pas, au lendemain de mai 1981, que V.G.E. avait perdu parce qu'il s'était aventuré sur le terrain de la Gauche, la redistribution des richesses et la question sociale ? Et que la droite gagnerait lorsqu'elle aura obligé la gauche à aller sur son propre terrain, celle des trois "I" : Immigration, Identité, et Insécurité ?

C'est ce que la gauche fait depuis maintenant deux élections présidentielles...

En ce qui me concerne, je préfère parler du "vivre ensemble", de l'universalité de l'humain, et de l'ordre émancipateur qui sont des piliers de la République Sociale. Et c'est parce que nous nous reconnaissons comme vivant ensemble, et parce que le principe humain est universel, que nous pouvons délibérer ensemble, tous les citoyens de ce que sera l'ordre émancipateur auquel nous aspirons et des moyens que nous allons mettre en commun pour y parvenir. Ça a une autre allure, non ?