Depuis près d'une semaine maintenant, j'ai décidé de quitter le Parti Socialiste pour adhérer au Parti de Gauche. C'est un choix de raison, un choix lucide et réaliste. Il faut un électrochoc à la Gauche, dans l'intérêt des salariés, dans l'intérêt de la République. Je ne peux pas accepter de voir détruire ainsi par la droite et le MEDEF, et pour leur seul bénéfice, tout ce qui protège et nourrit les êtres humains qui composent la collectivité républicaine, européenne et mondiale sans réagir.

Englué dans des considérations purement électorales, dans la paranoïa, les votes bloqués, les débats truqués, sans idéal, avec, pour seul moteur militant encore en état, l'unique exigence de renouvellement des cadres sans aucune réflexion politique, le Parti Socialiste Français n'est plus un outil de transformation sociale au service des salariés. Recevoir avec les honneurs la vice présidente du SPD (allemand), qui gouverne dans son pays avec la droite, lors de l'adoption de sa déclaration de principe, et compter à cette occasion deux fois plus de voix "pour" qu'il n'y avait de délégués dans la salle, voilà tout ce dont le PS était encore capable il y a quelques mois avec les mêmes dirigeants qu'aujourd'hui.

Je veux participer à une véritable stratégie de résistance qui rende visible et lisible aux citoyen-ne-s européen-ne-s un projet de société altermondialiste, multilatéral, républicain, laïque, écologiste et féministe. La rémunération des actionnaires empêche les services publics, la sécurité sociale, les salaires, le développement durable et la démocratie. Je veux un projet de société dans lequel l'économie est au service de l'humain et contrôlée démocratiquement. Je veux un printemps de Prague sans les chars "soviétiques". Je veux un Allende sans le 11 septembre 1973. Je veux la République Sociale.